La digitalisation est devenue indispensable 

Certains processus restent humains car intrinsèquement liés à la confiance et la relation

La digitalisation est devenue indispensable

 

Retards de digitalisation et conséquences 


Dans de nombreuses entreprises, la transition vers des processus digitalisés se heurte à une culture organisationnelle où l’habitude et la résistance au changement pèsent lourdement. 

Certains secteurs, comme l’administration ou les services de proximité, continuent d’utiliser des formulaires papier, des bordereaux rédigés à la main ou des comptes-rendus stockés dans des classeurs. 

Cette approche, qui a pu faire ses preuves pendant des années, demeure toutefois source d’erreurs et de lenteurs. 

Au fil du temps, la quantité de documents à traiter devient considérable, augmentant d’autant la probabilité de subir des pertes d’information ou des recoupements hasardeux. 

Les acteurs concernés, qu’ils soient responsables de la saisie ou de la vérification, se retrouvent parfois submergés par des tâches répétitives et peu valorisantes qui accroissent leur marge d’erreur. 

Ce phénomène, loin d’être anecdotique, peut avoir des répercussions importantes sur le bon déroulement des opérations quotidiennes et sur la satisfaction des clients, qui réclament de plus en plus de rapidité et de rigueur. 

L’enjeu consiste donc à s’interroger sur les meilleures manières de moderniser la gestion de l’information, sans pour autant rompre avec les spécificités du terrain. 

Les acteurs de l’entreprise doivent trouver un équilibre entre les méthodes traditionnelles, parfois rassurantes pour des collaborateurs moins à l’aise avec l’informatique, et le besoin impérieux de mieux maîtriser les flux de données afin d’éviter toute altération dommageable.

 

Corruption des objets métier


Lorsque l’on évoque la corruption des objets métiers, il ne s’agit pas seulement de détérioration matérielle. 

Ce qui pose véritablement problème, c’est la dégradation de leur fiabilité et de leur cohérence. 

Les supports papier, par exemple, peuvent être annotés par plusieurs personnes, soumis à des ratures successives, égarés ou encore reproduits sous des versions légèrement divergentes. 

Toutes ces manipulations, souvent justifiées par des exigences ponctuelles, finissent par disséminer des données contradictoires au sein de l’entreprise. 

Une mention effacée ou une information recopiée trop vite se retrouvent parfois dans un dossier client, risquant de provoquer une méprise voire un litige. 

Les collaborateurs, souhaitant bien faire, peuvent eux-mêmes contribuer à amplifier cette déperdition d’exactitude dès lors qu’ils se pressent ou qu’ils manquent de directives claires. 

L’absence de traçabilité solide rend alors l’identification de la source d’erreur quasiment impossible, ce qui se traduit par une perte de temps importante. 

Les différents services se renvoient la responsabilité, et le client, impatient ou frustré, perçoit une incompétence collective là où il ne s’agit peut-être que d’une carence dans l’organisation. 

Réduire ces approximations et ces corruptions demande alors de repenser la manière dont l’information circule, en minimisant les interventions manuelles superflues et en mettant en place des dispositifs capables de garantir la validité des données à chaque étape du processus.

 

Digitalisation


La digitalisation, dans un tel contexte, apparaît comme une solution idéale pour pallier ces failles. 

En automatisant certaines étapes, on limite la multiplication des copies et des transcriptions, et l’on bénéficie de systèmes de vérification intégrés. 

Les outils informatiques, lorsqu’ils sont bien paramétrés, signalent immédiatement un champ incohérent, un formulaire incomplet ou une duplication de données. 

Ils offrent la possibilité de créer des bases de connaissances dynamiques, mises à jour en temps réel, où chaque collaborateur retrouve la version la plus récente d’un document. 

Cette fiabilité accrue a un impact positif non seulement sur la qualité du service proposé au client, mais aussi sur l’atmosphère de travail. 

Les équipes, soulagées de certaines tâches répétitives, peuvent se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée, comme le conseil personnalisé ou l’analyse approfondie des besoins. 

Le sentiment d’efficience grandit, de même que la satisfaction de pouvoir répondre plus rapidement aux sollicitations. 

Les réclamations client se trouvent moins nombreuses, car chacun dispose d’une vision claire de l’historique et des éléments nécessaires pour mener à bien sa mission. 

Par ailleurs, grâce à l’archivage dématérialisé, on minimise les risques de pertes de documents et on centralise les informations de façon à pouvoir retrouver aisément une preuve ou un justificatif. 

Cet avantage, loin d’être anodin, rassure les partenaires commerciaux et les usagers, qui voient dans la modernisation des processus une façon de gagner en transparence et en sécurité.

 

Dimension humaine


Toutefois, cette transformation radicale ne doit pas évacuer la dimension humaine, car la confiance qu’inspire une personne réelle reste un ingrédient essentiel dans la relation entre les entreprises et leurs clients. 

Il ne suffit pas de déployer un système en ligne et de demander aux usagers de remplir des formulaires interminables ou de s’adresser à un chatbot pour toute requête. 

Nombre d’individus, en particulier dans le cadre de transactions complexes, manifestent encore un besoin d’interactions directes avec un interlocuteur. 

Ils attendent qu’un conseiller sache faire preuve d’empathie, les rassure et leur propose des solutions adaptées. 

S’ils ont l’impression d’être perdus dans un labyrinthe numérique, ils vont rapidement se détourner de l’entreprise ou multiplier les réclamations, ce qui s’avérera préjudiciable pour l’image de marque et la satisfaction globale. 

Les projets de digitalisation gagnent donc à s’inscrire dans une perspective d’hybridation, où la technologie prend en charge les tâches répétitives ou de faible valeur, pendant que l’humain intervient dès lors qu’il faut apporter un accompagnement plus subtil. 

Ainsi, l’entreprise peut offrir un parcours client rationalisé, sans délais supplémentaires inutiles, et tout en veillant à ce que le dialogue humain subsiste, surtout quand survient un imprévu ou qu’une demande particulière exige une écoute attentive.

 

L'équilibre nécessaire


L’avenir de ces processus métiers se dessine ainsi dans un modèle équilibré, où la digitalisation sert de socle pour maintenir l’intégrité des données et garantir l’efficience opérationnelle, tout en laissant aux individus l’espace nécessaire pour faire preuve d’intuition, de souplesse et d’empathie. 

Cette confiance envers l’être humain s’avère nécessaire, car, au-delà de la robustesse des systèmes informatiques, la meilleure sécurisation possible réside souvent dans la vigilance et la conscience professionnelle de chacun. 

Un dispositif numérique d’alerte n’a de sens que si des personnes qualifiées en assurent le suivi et la réactivité. 

De même, la satisfaction client ne peut être pleinement accomplie que si un interlocuteur est prêt à répondre aux incompréhensions et aux interrogations dans un langage clair, sans enfermer les usagers dans des procédures impersonnelles. 

Les entreprises qui parviendront à mettre en place ces conditions réuniront le meilleur des deux mondes : la fiabilité et la rapidité issues de processus modernisés, alliées à une capacité d’écoute et de soutien que seule la présence humaine peut offrir. 

L’ensemble de ces choix, loin d’exclure les anciens supports, permettra, au contraire, de capitaliser sur l’expérience acquise en évitant la corruption et les lenteurs inhérentes à des manipulations trop nombreuses. 

 

Yann-Eric DEVARS  Consultant et formateur en architecture d'entreprise

 

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